{"id":70,"date":"2021-10-04T14:13:08","date_gmt":"2021-10-04T14:13:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=70"},"modified":"2021-10-04T14:13:08","modified_gmt":"2021-10-04T14:13:08","slug":"28eme-festival-international-du-film-fantastique-de-gerardmer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=70","title":{"rendered":"28\u00e8me Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Festival de G\u00e9rardmer 2021.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Covid-19 oblige, cette 28\u00e8me \u00e9dition du <em>Festival International du <\/em><em>Fi<\/em><em>lm <\/em><em>F<\/em><em>antastique de G\u00e9rardmer<\/em> \u00e9tait num\u00e9rique. Une demi d\u00e9ception pour les habitu\u00e9s du festival, qui s\u2019y rendent \u00e0 la fois pour son ambiance inimitable, d\u00e9brid\u00e9e, et pour les films projet\u00e9s. Mais le contexte sanitaire ne permettait pas d\u2019organiser un festival \u00abnormal\u00bb, aussi les organisateurs ont-ils tenus \u00e0 proposer une exp\u00e9rience \u00abparall\u00e8le\u00bb qui ne manquerait pas de lancer des petits clins d\u2019\u0153il savoureux \u00e0 un public fid\u00e8le.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premi\u00e8re d\u00e9couverte, chaque film disponible en streaming est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de petites sc\u00e8nes mettant en sc\u00e8ne le Monsieur Loyal du festival, David Rault. Une sympathique mise en bouche qui, bien que de qualit\u00e9 parfois in\u00e9gale, plonge instantan\u00e9ment les spectateurs dans l\u2019atmosph\u00e8re du festival. Puis, juste apr\u00e8s, le c\u00e9l\u00e8bre g\u00e9n\u00e9rique \u00e0 base de monstres sacr\u00e9s du bestiaire du Fantastique. Indispensable. Et pour finir, le \u00abcri\u00bb de la B\u00eate, qui retentit souvent \u00e0 chaque d\u00e9but de projection. Les habitu\u00e9s du festival comprendront, les autres devraient s\u00e9rieusement envisager de faire un petit tour dans la Perle des Vosges dans le futur, histoire d\u2019y d\u00e9couvrir la folle ambiance qui r\u00e8gne dans les salles, hors confinement\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>JOUR 1.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premi\u00e8re p\u00e9loche, <em>The Stylist<\/em>, de Jill Gevargizian. On y fait la connaissance de Claire, une jeune femme travaillant dans un salon de coiffure. Claire est douce, ouverte aux autres, dont elle cherche continuellement la pr\u00e9sence. Tr\u00e8s vite, on constate qu\u2019elle a du mal \u00e0 comprendre ses semblables, m\u00eame si elle semble le vouloir \u00e0 tout prix. Elle va \u00abd\u00e9raper\u00bb et entra\u00eener le spectateur dans son malaise. Claire vit dans une petite ville tranquille, mais elle traverse des hauts et des bas, laissant sur le carreau les malheureuses qu\u2019elle croise ici ou l\u00e0. <em>The Stylist <\/em>se distingue par trois \u00e9l\u00e9ments: son interpr\u00e8te principale (formidable Najarra Townsend), sa photographie (magnifique, avec un joli travail sur les couleurs) et enfin sa partition musicale (\u00e0 base de piano). Pas inoubliable, mais plus que correct. Avec ce premier film, le festival commen\u00e7ait bien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Seconde p\u00e9loche, <em>Host<\/em>, moyen-m\u00e9trage de Rob Savage bas\u00e9 sur les nouvelles technologies. Le film dure un petit peu moins d\u2019une heure, et nous plonge au c\u0153ur d\u2019une s\u00e9ance de spiritisme organis\u00e9e sur ZOOM par cinq \u00e9tudiantes confin\u00e9es en Angleterre. Afin de s\u2019affranchir du confinement qui lui est impos\u00e9 le groupe a d\u00e9cid\u00e9 de se retrouver par \u00e9crans interpos\u00e9s et de convoquer les esprits. Probl\u00e8me, celui qui s\u2019invitera \u00e0 la f\u00eate ne sera pas anim\u00e9 des meilleurs intentions. Sans \u00eatre r\u00e9volutionnaire, le moyen-m\u00e9trage exploite les nouvelles technologies avec ing\u00e9niosit\u00e9. Les ficelles ont beau \u00eatre connues (le montage, l\u2019obscurit\u00e9 et le hors champ permettent deux-trois sc\u00e8nes de frayeur), elles fonctionnent bien ici. Et pourtant, les dix premi\u00e8res minutes du film, tout en bavardage, ne laissaient rien augurer de bon\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Troisi\u00e8me projection, <em>Boys From County Hell<\/em>, petit film d\u2019\u00e9pouvante se d\u00e9roulant en Irlande. On y d\u00e9couvre Six Mile Hill, un petit village tirant sa renomm\u00e9e du passage de Bram Stoker, qui y aurait s\u00e9journ\u00e9 une nuit. Aux abords du village serait enterr\u00e9 Abhartach, le premier suceur de sang connu, qui aurait inspir\u00e9 au romancier son c\u00e9l\u00e8bre Dracula. La jeunesse d\u00e9s\u0153uvr\u00e9e passe son temps \u00e0 boire des bi\u00e8res et \u00e0 faire des blagues aux touristes, jusqu\u2019au jour o\u00f9 la construction d\u2019une route entra\u00eene la destruction de la tombe du suppos\u00e9 monstre. Qui va bien \u00e9videmment se r\u00e9veiller. Le film a beau \u00eatre un peu l\u00e9ger, il se laisse regarder sans peine. La terreur y c\u00f4toie la com\u00e9die sans lourdeur, et les \u00abh\u00e9ros\u00bb semblent bien souvent d\u00e9pass\u00e9s, ce qui les rend attachants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quatri\u00e8me et dernier film de ce jour 1, le fran\u00e7ais <em>Teddy<\/em> de Ludovic et Zoran Boukherma. On ne pouvait d\u00e9cemment pas louper ce petit film bien de chez nous, avec pour personnage principal un des plus c\u00e9l\u00e8bres croque-mitaines du Septi\u00e8me-Art. Doublement r\u00e9compens\u00e9 lors du palmar\u00e8s de ce 28\u00e8me <em>F<\/em><em>estival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer<\/em> (Prix du Jury et Prix du Jury Jeunes de la R\u00e9gion Grand Est), <em>Teddy<\/em> prend pour d\u00e9cors un petit village des Pyr\u00e9n\u00e9es, dans lequel il installe une b\u00eate sanguinaire. Les premi\u00e8res minutes du film font peur, il s\u2019annonce mal jou\u00e9. Tr\u00e8s vite cette impression s\u2019estompe. On partage alors le destin d\u2019un personnage touchant, le susnomm\u00e9 Teddy. Orphelin de 19 ans ayant quitt\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t l\u2019\u00e9cole, Teddy vit chez son oncle (P\u00e9pin Lebref!) et travaille dans un salon de massage. \u00c9pris d\u2019une fille de bonne famille, Rebecca, il a plein de projet dans la t\u00eate. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 il se fait mordre par un myst\u00e9rieux animal. On vous laisse deviner lequel. Tr\u00e8s vite le film a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un capital sympathie grandissant, au fil des \u00abprojections\u00bb. Probablement d\u00fb \u00e0 son interpr\u00e8te principal (excellent Anthony Bajon), ainsi qu\u2019\u00e0 sa mani\u00e8re d\u2019aborder le th\u00e8me de la famille. Au final, un petit c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00e0 part\u00bb touchant. Une bonne mani\u00e8re de finir cette premi\u00e8re journ\u00e9e de festival\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>JOUR 2.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec <em>The Other Side<\/em> des Su\u00e9dois Oskar Mellander et Tord Danielsson, on est vite dans le bain. Une femme sanglote, on la voit parcourir les pi\u00e8ces sombres d\u2019une maison. Elle est \u00e0 la recherche d\u2019une certaine Kim. Le d\u00e9cors est plant\u00e9, ne reste plus qu\u2019\u00e0 encha\u00eener: une famille va emm\u00e9nager dans une maison bi-famille. Le p\u00e8re (Fredrik), sa nouvelle compagne (Shirin) et le fils (Lucas). Dans ce nouvel environnement les trois vont devoir retrouver leurs marques. Le p\u00e8re va accepter de travailler de nuit, laissant Shirin et Lucas seuls dans leur nouvelle demeure. Les sc\u00e8nes sont dat\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cran, le film \u00e9tant inspir\u00e9 de faits r\u00e9els. Shirin est proche de Lucas, mais s\u2019inqui\u00e8te de le voir jouer avec un ami imaginaire. L\u00e0 o\u00f9 le film se distingue d\u2019autres productions bas\u00e9s sur la m\u00eame trame, c\u2019est que Shirin comprend vite qu\u2019il y a bien une pr\u00e9sence dans la maison d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9, pourtant inhabit\u00e9e. Bienveillante, ou au contraire malveillante&nbsp;? L\u2019histoire n\u2019est peut-\u00eatre pas nouvelle, les deux r\u00e9alisateurs parviennent toutefois \u00e0 y ajouter leur petite touche personnelle. Efficace, sans sc\u00e8ne superflue, <em>The Other Side<\/em> maintient le suspense jusqu\u2019au bout, tout en rendant un hommage sinc\u00e8re au genre (voir sa conclusion, bienvenue).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deuxi\u00e8me projection de ce deuxi\u00e8me jour, <em>Anything for Jackson<\/em> de Justin G&nbsp;. Dyck. Alors l\u00e0, c\u2019est un peu les montagnes russes, la maison hant\u00e9e, en fait une ballade au c\u0153ur d\u2019une f\u00eate foraine, tout simplement. Des petits moments de com\u00e9die, de l\u2019horreur, du gore, du surnaturel. Le Fantastique dans son spectre le plus large. Mais pas indigeste. Les deux personnages principaux, Audrey et Henry (interpr\u00e9t\u00e9s avec brio par Sheila McCarthy et Julian Richings) forment un gentil petit couple \u00e2g\u00e9. Tr\u00e8s vite, ils d\u00e9voilent leurs intentions, qui ne cadrent pas du tout avec leur apparence totalement inoffensive. Audrey et Henry ont enlev\u00e9 Shannon, une jeune femme enceinte sur le point d\u2019accoucher. Leur intention est de faire revenir l\u2019esprit de leur petit-fils d\u00e9c\u00e9d\u00e9 (le Jackson du titre) dans le corps du nouveau n\u00e9 \u00e0 venir, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une obscure c\u00e9r\u00e9monie satanique. Mais bien s\u00fbr rien ne se passera exactement comme pr\u00e9vu, le couple sera vite d\u00e9pass\u00e9 par les forces mal\u00e9fiques qu\u2019ils ont lib\u00e9r\u00e9es. <em>Anything for Jackson <\/em>\u00e9tait une bonne petite surprise, pleine d\u2019\u00e9nergie, bien \u00e9crite et avec une distribution irr\u00e9prochable. O\u00f9 comment l\u2019amour inconditionnel de grands-parents peut mener aux pires d\u00e9rives\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour la troisi\u00e8me et derni\u00e8re projection de ce deuxi\u00e8me jour, rien de mieux qu\u2019une petite ballade au c\u0153ur d\u2019une Australie tr\u00e8s photog\u00e9nique. Dans <em>Sweet River<\/em>, le r\u00e9alisateur Justin McMillan plante sa cam\u00e9ra dans une petite bourgade, Billins, et y d\u00e9veloppe avec sensibilit\u00e9 la qu\u00eate de son personnage principal, Hanna. Au sortir d\u2019une cure de d\u00e9sintoxication, celle-ci d\u00e9cide de revenir sur les lieux du drame&nbsp;: c\u2019est \u00e0 Billins que son fils de quatre ans, Joey, avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par un tueur en s\u00e9rie. Le corps n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, Hanna a donc d\u00e9cid\u00e9 de reprendre les recherches. Ses questions vont perturber l\u2019\u00e9quilibre des habitants qui avaient eux aussi perdu leurs enfants. Dans cette histoire d\u2019\u00e2mes perdues Justin McMillan nous fait partager le quotidien d\u2019un village emprisonn\u00e9 dans le pass\u00e9. De br\u00e8ves apparitions de fant\u00f4mes d\u2019enfants disparus suffisent \u00e0 h\u00e9risser le poil des spectateurs au c\u0153ur d\u2019un r\u00e9cit prenant. Lisa Kay, qui interpr\u00e8te Hanna, est tr\u00e8s convaincante dans le r\u00f4le de cette m\u00e8re qui n\u2019a jamais pu faire son deuil. Au milieu d\u2019interminables champs de canne \u00e0 sucre elle d\u00e9couvrira la v\u00e9rit\u00e9 gla\u00e7ante\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>JOUR 3.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On commence cette journ\u00e9e par une incursion en Asie avec le film sud-cor\u00e9en <em>The Cursed Lesson <\/em>de Jai-hong Juhn et Ji-hon Kim. Dans cette \u00e9trange histoire de jeunes femmes participant \u00e0 un stage de yoga afin de retrouver une illusoire jeunesse, les r\u00e9alisateurs s\u2019emm\u00ealent un peu les pieds. A tel point qu\u2019on en vient assez vite \u00e0 se d\u00e9sint\u00e9resser de l\u2019issue du film. Et pourtant, les com\u00e9diennes sont parfaites, les d\u00e9cors et la musique \u00e9galement. Pour r\u00e9ussir, <em>The Cursed Lesson<\/em> aurait d\u00fb se construire sur une histoire un peu plus d\u00e9velopp\u00e9e et ne pas se r\u00e9sumer \u00e0 une suite de sc\u00e8nes se voulant \u00abfantastiques\u00bb, et qui n\u2019ont finalement ni queue ni t\u00eate. Rien de bien nouveau sous le soleil, juste une entit\u00e9 mal\u00e9fique de plus dont on ne saura rien, et c\u2019est bien l\u00e0 le probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Seconde projection, <em>Mosquito State,<\/em> o\u00f9 les moustiques refl\u00e8tent la psych\u00e9 \u00f4 combien perturb\u00e9e d\u2019un brillant analyste financier de Wall Street, \u00e0 l\u2019aube du krach boursier de 2007. L\u00e0 encore, on a parfois \u00e9prouv\u00e9 des difficult\u00e9s \u00e0 distinguer le vrai du faux. Dans cette histoire qui compare le monde de la finance et de la sp\u00e9culation \u00e0 des hordes de moustique avides de sang, Filip Jan Rymsza se perd un peu, mais propose quelque chose de visuellement int\u00e9ressant, essentiellement lors des sc\u00e8nes se d\u00e9roulant dans le gigantesque appartement du h\u00e9ros (Richard Boca), situ\u00e9 dans les hauteurs d\u2019un gratte-ciel new-yorkais. On y croise le com\u00e9dien Olivier Martinez (dans le r\u00f4le du grand patron), qui fait tout pour mettre \u00e0 l\u2019aise sa poule aux \u0153ufs d\u2019or, interpr\u00e9t\u00e9e par Beau Knapp. Le com\u00e9dien rend une copie parfaite, un savant m\u00e9lange de g\u00e9nie \u00e0 la fois autiste, asocial et devin, pr\u00eat \u00e0 aller jusqu\u2019au bout, dans une forme d\u2019expiation (sa prestation nous rem\u00e9more celle de Michael Shannon dans le <em>Bug<\/em> de William Friedkin). Face \u00e0 lui, Charlotte Vega incarne Lena, une magnifique jeune femme semblant le comprendre, contrairement \u00e0 tous ses pairs. Richard Boca verra ses algorithmes, jusqu\u2019ici infaillibles, vaciller au gr\u00e9 des turbulences qui traversent les march\u00e9s, et se rapprochera un peu plus des insectes qu\u2019il a accueilli chez lui. Une dr\u00f4le de r\u00eaverie dont l\u2019issue, pr\u00e9visible, ne g\u00e2che pas l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Troisi\u00e8me et derni\u00e8re projection de ce jour 3, <em><u>Possessor<\/u><\/em>de Brandon Cronenberg. En digne fils de son p\u00e8re, le r\u00e9alisateur s\u2019est plong\u00e9 dans une horreur organique laissant la part belle aux trucages en \u00abr\u00e9el\u00bb. Tasya Vos (Andrea Riseborough) est employ\u00e9e par une organisation secr\u00e8te qui commet des assassinats \u00e0 la demande de ses clients. La technologie utilis\u00e9e permet de prendre possession de l\u2019esprit et du corps d\u2019innocentes personnes afin de leur faire commettre les meurtres \u00abcommand\u00e9s\u00bb. Ex\u00e9cutante chevronn\u00e9e, Tanya Vos va se retrouver coinc\u00e9e dans le corps d\u2019une personne encore plus attir\u00e9e par la violence qu\u2019elle (excellent Christopher Abbott). Tr\u00e8s bien mis en sc\u00e8ne et photographi\u00e9, <em>Possessor<\/em> n\u2019est pas avare de grandes trouvailles et de petits plaisirs. On y croise les gueules bien connues de Jenifer Jason Leigh (qui \u00e9tait en quelque sorte \u00e0 la place d\u2019Andrea Riseborough il y a 22 ans dans le eXistenZ de Davis Cronenberg !) et de Sean Bean, avant de heurter de plein fouet un final pour le moins percutant. <em>Possessor<\/em> est reparti du festival avec le Grand Prix, ainsi que celui de la meilleure musique originale. \u00c9tait-ce r\u00e9ellement une surprise, dans la mesure ou la r\u00e9putation du film l\u2019avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, avec notamment les prix du meilleur film et du meilleur r\u00e9alisateur au 53\u00e8me festival international du film de Catalogne en octobre 2020&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette 28\u00e8me \u00e9dition a beau avoir \u00e9t\u00e9 virtuelle, elle a permis de satisfaire en partie une passion partag\u00e9e par les cin\u00e9philes qui se retrouvent ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e \u00e0 G\u00e9rardmer \u00e0 la fin du mois de janvier. Entre les films propos\u00e9s, les petites sc\u00e8nes avec David Rault ou encore une master-class avec le mythique John Landis, les spectateurs ont eu de quoi rassasier leur app\u00e9tit de genre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais gare, il leur faudra du concret l\u2019ann\u00e9e prochaine\u2026&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u00e9r\u00f4me Magne<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Festival de G\u00e9rardmer 2021. Covid-19 oblige, cette 28\u00e8me \u00e9dition du Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer \u00e9tait num\u00e9rique. Une demi d\u00e9ception pour les habitu\u00e9s du festival, qui s\u2019y rendent \u00e0 la fois pour son ambiance inimitable, d\u00e9brid\u00e9e, et pour les films projet\u00e9s. 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