{"id":497,"date":"2026-02-15T17:47:13","date_gmt":"2026-02-15T17:47:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=497"},"modified":"2026-02-15T17:54:32","modified_gmt":"2026-02-15T17:54:32","slug":"33eme-festival-international-du-film-fantastique-de-gerardmer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=497","title":{"rendered":"33\u00e8me Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>33\u00e8me Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-431\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">Le premier <strong>Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer<\/strong>, alors sobrement appel\u00e9 <strong>Fantastica<\/strong>, s\u2019est tenu en 1994. Il prenait la suite du <strong>Festival International du Film Fantastique d\u2019Avoriaz<\/strong>. Au fil des \u00e9ditions l\u2019\u00e9v\u00e9nement allait s\u2019\u00e9toffer en d\u00e9passant le cadre du cin\u00e9ma et en s\u2019ouvrant sur de nouveaux horizons. Aujourd\u2019hui on se r\u00e9f\u00e8re simplement au festival comme le \u00ab&nbsp;Festival de G\u00e9rardmer&nbsp;\u00bb, et sa notori\u00e9t\u00e9 est bien assise, tant au plan national qu\u2019\u00e0 l\u2019international. Pendant les six jours que dure la manifestation (cette ann\u00e9e l\u2019organisation innovait en ajoutant un jour de plus, commen\u00e7ant d\u00e8s le mardi soir) la ville se transforme. D\u00e9cors, animations, rencontres avec des artistes li\u00e9s au genre, les rues de la Perle des Vosges sont alors le th\u00e9\u00e2tre de petits mouvements de foule incessants. Sans parler des multiples processions des fid\u00e8les spectateurs, qui traversent la ville, d\u2019une salle de projection \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\">Ce mill\u00e9sime n\u2019a pas fait exception, cette ann\u00e9e du 27 janvier au 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 2026. Une fois de plus, le Festival a d\u00e9pass\u00e9 le cadre des salles obscures en proposant masterclass (le g\u00e9nial Neil Marshall, connu des amateurs pour <strong>Dog Soldiers<\/strong>, <strong>The Descent, <\/strong>auquel Aude Hesbert -Directrice G\u00e9n\u00e9rale de Hopscotch Cin\u00e9ma, l\u2019ex-Public Syst\u00e8me Cin\u00e9ma organisant le festival de G\u00e9rardmer- a rendu hommage), table ronde Asie, exposition \u00ab&nbsp;Face \u00e0 l\u2019horreur: les masques dans le cin\u00e9ma\u00bb, sans oublier la traditionnelle zombie walk, cette ann\u00e9e sous des cieux cl\u00e9ments.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les Jurys Longs-M\u00e9trages et Courts-M\u00e9trages \u00e9taient pr\u00e9sid\u00e9s par Alice Taglioni, pour le premier, tandis que Benjamin Rocher \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate du second. Aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Alice Taglioni, Alice David, Nad\u00e8ge Beausson-Diagne, Nathan Ambrosioni, Oulaya Amamra, Cascadeur, Maud Wyler et Jos\u00e9phine de Meaux tandis que Benjamin Rocher (on se rappelle de son premier long-m\u00e9trage <strong>La Horde<\/strong>, co-r\u00e9alis\u00e9 avec Yannick Dahan, projet\u00e9 en 2010 au festival et qui avait r\u00e9colt\u00e9 le Prix du Jury Sci Fi) \u00e9tait assist\u00e9 d\u2019Ava Matthey, Hakim Atoui, Jean-Baptiste-Durand et Simone Ringer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant les six jours du festival chaque fine \u00e9quipe allait d\u00e9cortiquer son lot de productions (9 longs-m\u00e9trages et 5 courts-m\u00e9trages), qui, on peut l\u2019affirmer d\u2019entr\u00e9e, \u00e9taient homog\u00e8nes, de bonne qualit\u00e9 pour la plupart.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-432\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre-2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-432\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le docteur aime la nature (<em>Nervures<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sent\u00e9 en comp\u00e9tition, <strong>Nervures<\/strong> de Raymond St-Jean \u00e9tait un film canadien tr\u00e8s immersif. D\u00e8s les premi\u00e8res images le r\u00e9alisateur esquissait une fine toile qui allait s\u2019abattre sur les protagonistes et ne se dissiperait qu\u2019aux toutes derni\u00e8res images. On y ferait la connaissance d\u2019Isabelle, une jeune fille ayant d\u00e9cid\u00e9 de rendre visite \u00e0 ses parents dans la petite ville quasi d\u00e9serte de Saint-Etienne. Accompagn\u00e9e de sa petite amie, elle aurait la surprise de d\u00e9couvrir que son p\u00e8re \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 quelques jours plus t\u00f4t, et que sa m\u00e8re avait des absences de plus en plus r\u00e9guli\u00e8res. Dans la maison voisine, le nouvel occupant, ancien m\u00e9decin, se livrerait \u00e0 d\u2019\u00e9tranges exp\u00e9riences avec les plantes, en imaginant une symbiose possible de l\u2019Homme avec la Nature. En r\u00e9alisant <strong>Nervures<\/strong> Robert St-Jean emprunte certains th\u00e8mes et effets visuels \u00e0 David Cronenberg, et sa mise en sc\u00e8ne, sobre fait de nous les t\u00e9moins d\u2019un d\u00e9nouement tr\u00e8s po\u00e9tique, au c\u0153ur de la for\u00eat canadienne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-433\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre-3.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-433\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">On avait dit qu&rsquo;on serait sages (<em>Don&rsquo;t leave the kids alone<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autre film pr\u00e9sent\u00e9 en comp\u00e9tition,<strong> Don\u2019t leave the kids alone<\/strong> du mexicain Emilio Portes embarquait le spectateur dans une histoire tout en tension, de la premi\u00e8re image (un accident de la route, d\u00e9vastateur, une voiture renvers\u00e9e, une moto en morceaux, des d\u00e9bris partout, les bagages du v\u00e9hicule \u00e9parpill\u00e9s alentours) \u00e0 la derni\u00e8re. Le r\u00e9cit se d\u00e9roule quasiment dans un m\u00eame lieu, une immense maison ayant \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre de sanglants \u00e9v\u00e9nements. Catalina et ses deux jeunes enfants (7 et 10 ans) viennent d\u2019y emm\u00e9nager apr\u00e8s la disparition tragique de leur p\u00e8re. Un soir Catalina se pr\u00e9pare \u00e0 sortir, lorsque la baby-sitter d\u00e9commande sa venue. La m\u00e8re doit rencontrer d\u2019urgence le notaire afin de lui signaler une erreur dans l\u2019acte de vente, elle se r\u00e9sout donc \u00e0 laisser seuls les deux bambins, qui lui ont bien \u00e9videmment promis d\u2019\u00eatre bien sages. Sit\u00f4t partie, d\u2019\u00e9tranges ph\u00e9nom\u00e8nes surviennent dans la maison, alors que les gamins commencent \u00e0 faire un maximum de b\u00eatises. <strong>Don\u2019t leave the kids alone<\/strong> n\u2019est pas exempt de d\u00e9faut (un cadrage parfois un peu brouillon), mais son interpr\u00e9tation est exceptionnelle. Dans le r\u00f4le des deux frangins, Ricardo Galina (Emiliano) et Juan Pablo Velasco (Mati) font des merveilles, le premier en cadet souffre-douleur sous m\u00e9docs (qui a justement oubli\u00e9 de les prendre, c\u2019est bien l\u00e0 le probl\u00e8me), le second en a\u00een\u00e9 abusif, qui maltraite doucement son petit fr\u00e8re, sans jamais aller vraiment jusqu\u2019au bout. Le film est reparti du Festival avec le Prix du Jury Jeunes de la R\u00e9gion Grand-Est.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-434\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre4.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-434\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Faut pas chercher Irene (<em>Redux Redux<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Redux Redux<\/strong> a r\u00e9colt\u00e9 beaucoup d\u2019enthousiasme lors de ses projections dans les salles g\u00e9romoises. S\u00e9lectionn\u00e9 en comp\u00e9tition, ce thriller d\u2019anticipation suivait le parcours, en boucle, d\u2019Irene Kelly, une m\u00e8re qui pourchasse le tueur de sa fille \u00e0 travers des univers parall\u00e8les, le multivers, r\u00e9p\u00e9tant sans cesse les m\u00eames gestes de fureur, dans l\u2019espoir de trouver un monde o\u00f9 sa fille n\u2019est pas morte sous les mains du meurtrier. S\u00e9rie B m\u00e2tin\u00e9e de science-fiction, <strong>Redux Redux<\/strong> est un film bourr\u00e9 d\u2019\u00e9nergie, entra\u00eenant, dont le concept rappellera le g\u00e9nial <strong>Un jour sans fin<\/strong> d\u2019Harold Ramis ou encore l\u2019efficace <strong>Edge of Tomorrow<\/strong> de Doug Liman, qui nous montrait un Tom Cruise mourant encore et encore, avant de pouvoir enfin trouver la clef du salut de l\u2019Humanit\u00e9. Au gr\u00e9 des passages d\u2019un univers \u00e0 un autre, Irene perd chaque un petit peu de son humanit\u00e9. Dans cette qu\u00eate sans fin, ce n\u2019est pas tant les mises \u00e0 mort qui sont int\u00e9ressantes, mais plut\u00f4t les petites choses qui montrent qu\u2019Irene cherche malgr\u00e9 tout \u00e0 conserver un peu de son identit\u00e9, alors qu\u2019elle r\u00e9p\u00e8te des gestes qu\u2019elle ex\u00e9cute depuis si longtemps, avec toujours la m\u00eame rage. Le petit c\u00f4t\u00e9 <strong>Terminator<\/strong> (celui de 1984) de James Cameron n\u2019est pas non plus pour nous d\u00e9plaire. <strong>Redux Redux<\/strong> est reparti des Vosges avec le Prix du Public. Disponible en VOD le 1<sup>er<\/sup> mars sur FILMO.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-435\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre5.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-435\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Un dr\u00f4le de petit robot (<em>Junk World<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Junk World<\/strong> de Takahide Hori \u00e9tait la pr\u00e9quelle de l\u2019ovni <strong>Junk Head<\/strong>, sorti sous un premier montage en 2017, puis retravaill\u00e9 et \u00e0 nouveau distribu\u00e9 en 2021 en salles. Enti\u00e8rement r\u00e9alis\u00e9 en stop-motion, <strong>Junk World<\/strong> est une plong\u00e9e dans un imaginaire indescriptible, m\u00ealant science-fiction, \u00e9cologie, cyber-punk ou encore grand-guignol. A part dans la s\u00e9lection en comp\u00e9tition du festival de G\u00e9rardmer, le film a stup\u00e9fait les spectateurs, dans un sens comme dans l\u2019autre. Compl\u00e8tement captiv\u00e9e, ou compl\u00e8tement r\u00e9fractaire, l\u2019audience n\u2019est pas rest\u00e9e insensible \u00e0 cette fable futuriste m\u00ealant des th\u00e8mes actuels \u00e0 un humour tr\u00e8s particulier. On remarquera que le la trame narrative du film ne lui rend pas forc\u00e9ment service, les nombreux rembobinages ne participant pas \u00e0 la simplification du r\u00e9cit et au contraire le compliquant. Reste que <strong>Junk World<\/strong> est un OVNI comme on en voit rarement au cin\u00e9ma, et que sa virtuosit\u00e9 technique est sid\u00e9rante. En salle le 13 mai.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-medium wp-image-436\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/images6-300x136.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-436\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le souffre-douleur se rebiffe (<em>Cadet<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Cadet<\/strong> du kazakhstanais Adilkhan Yerzhanov \u00e9tait \u00e9galement en comp\u00e9tition. D\u2019un abord plut\u00f4t r\u00e9barbatif, le film nous faisait partager le quotidien d\u2019une m\u00e8re, Alina, et son fils, Serik, jeune gar\u00e7on introverti inscrit dans une prestigieuse \u00e9cole militaire implant\u00e9e au fin fond du Kazakhstan. Subissant les brimades de se camarades de classe, Serik va devoir s\u2019endurcir pour trouver sa place, alors que sa m\u00e8re fera des pieds et des mains pour prouver qu\u2019il est capable de s\u2019int\u00e9grer. Visuellement peu s\u00e9duisant, <strong>Cadet<\/strong> montre son int\u00e9r\u00eat par la mise en sc\u00e8ne, tr\u00e8s neutre, froide, et par l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019ensemble des com\u00e9diens. Comme bien souvent, le c\u00f4t\u00e9 art et essai, limite abscons a s\u00e9duit la Critique et le Jury. <strong>Cadet<\/strong> est donc reparti de G\u00e9rardmer avec ces deux Prix. L\u2019annonce lors du palmar\u00e8s s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019un toll\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral, la clameur g\u00e9n\u00e9rale couvrant presque le discours de l\u2019in\u00e9narrable Philippe Rouyer, habitu\u00e9 des lieux.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-437\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre7.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-437\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">J&rsquo;ai une de ces dalles (<em>The Weed Eaters<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la s\u00e9lection des films en comp\u00e9titions, T<strong>he Weed Eaters<\/strong> faisait office de petit plaisir coupable, ces petites p\u00e9loches au premier degr\u00e9 assum\u00e9, qui n\u2019ont peur de rien et surtout pas du grotesque. On y partageait le r\u00e9veillon de la nouvelle ann\u00e9e d\u2019un quatuor tr\u00e8s disparate, au c\u0153ur de la campagne n\u00e9o-z\u00e9landaise. Fervents fumeurs d\u2019herbe, les quatre jeunes tombent sur une beuh particuli\u00e8rement puissante dans la veille cabane d\u2019un fermier voisin. L\u2019herbe en question va r\u00e9veiller des app\u00e9tits f\u00e9roces chez eux, le gore sera alors mis \u00e0 l\u2019honneur. Annonc\u00e9 comme un gros d\u00e9lire du samedi soir, <strong>The Weed Eaters<\/strong> emprunte d\u2019abord un c\u00f4t\u00e9 pr\u00e9visible, pour ensuite prendre une tournure plus originale. On aurait plus vu le film dans la Nuit D\u00e9cal\u00e9e, mais le film s\u2019en sort plut\u00f4t bien, il a d\u00e9croch\u00e9 le Prix du Jury, ex-aequo avec <strong>Cadet<\/strong>. Ce petit d\u00e9lire d\u20191 heure 20 nous a rappel\u00e9 d\u2019autres com\u00e9dies gores potaches projet\u00e9es \u00e0 G\u00e9rardmer les ann\u00e9es pass\u00e9es, on pense notamment \u00e0<strong> Zombeavers<\/strong>, <strong>Cooties<\/strong> ou encore le culte <strong>Tucker et Dale fightent le Mal<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-medium wp-image-438\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre8-300x164.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-438\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Judith aurait d\u00fb rester \u00e0 Berlin (<em>Welcome Home Baby<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Film fantastique austro-allemand, <strong>Welcome Home Baby <\/strong>nous plonge dans l\u2019histoire de Judith, m\u00e9decin urgentiste \u00e0 Berlin qui apprend qu\u2019elle vient d\u2019h\u00e9riter d\u2019une villa en Autriche. Abandonn\u00e9e dans son enfance, elle n\u2019a aucun souvenir de ce p\u00e8re m\u00e9decin dont elle va r\u00e9cup\u00e9rer la demeure. Elle se rend sur place avec son mari, bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 la vendre au plus vite. Mais tr\u00e8s vite elle r\u00e9alisera que les \u00e9v\u00e9nements se ligueront contre elle, et ne lui permettront plus de repartir. Film d\u2019ambiance bien ma\u00eetris\u00e9, <strong>Welcome Home Baby<\/strong> est un \u00e9touffant voyage au c\u0153ur de la psych\u00e9 d\u2019une femme qui a oubli\u00e9 tout un pan de son enfance. Dans le r\u00f4le de Judith, la com\u00e9dienne autrichienne Julia Franz Richter habite chaque plan avec intensit\u00e9. Tant\u00f4t amn\u00e9sique, tant\u00f4t volontaire, elle traverse l\u2019histoire avec une volont\u00e9 farouche. Le film est anxiog\u00e8ne. Il alterne les images fantasmagoriques et les sc\u00e8nes plus r\u00e9alistes. Entre les deux, Judith a bien du mal \u00e0 discerner le vrai du faux. En comp\u00e9tition de cette 33\u00e8me \u00e9dition du Festival de G\u00e9rardmer, le film n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9. Verdict un peu dur pour un film prenant du d\u00e9but \u00e0 la fin, dot\u00e9 d\u2019une solide interpr\u00e9tation.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-medium wp-image-439\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre9-300x125.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-439\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Il est pas un peu bizarre, ce b\u00e9b\u00e9 ? (<em>Mother&rsquo;s baby<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dernier film de la comp\u00e9tition visionn\u00e9, <strong>Mother\u2019s baby<\/strong>, co-production autrichienne-suisse-allemande o\u00f9 nous suivons la d\u00e9pression post-partum d\u2019une m\u00e8re persuad\u00e9e que son b\u00e9b\u00e9 n\u2019est pas le sien. Julia est une chef d\u2019orchestre renomm\u00e9e de 40 ans, elle et son mari Georg souhaitent depuis longtemps avoir un enfant. Gr\u00e2ce \u00e0 des traitements de pointe d\u2019une clinique priv\u00e9e Julia va tomber enceinte et le couple va accueillir le nouveau-n\u00e9. Probl\u00e8me, l\u2019accouchement ne va pas se passer aussi simplement que pr\u00e9vu, sit\u00f4t apparu le b\u00e9b\u00e9 sera retir\u00e9 des bras de sa m\u00e8re pour partir en soins intensifs. Plusieurs heures plus tard l\u2019enfant sera amen\u00e9 dans la chambre de Julia, mais celle-ci ne ressentira aucun lien pour le petit \u00eatre. Est-ce bien son b\u00e9b\u00e9&nbsp;? <strong>Mother\u2019s baby<\/strong> est plus un thriller psychologique qu\u2019un film Fantastique au sens habituel. Cela n\u2019emp\u00eache pas le film de balader le spectateur (Julia -Marie Leuenberger, parfaite- est-elle parano, ou a-t-elle r\u00e9ellement d\u00e9couvert quelque chose) et d\u2019aborder le th\u00e8me de la maternit\u00e9 d\u2019une \u00e9trange mani\u00e8re. Le film de Johanna Moder a \u00e9t\u00e9 le grand gagnant de cette 33\u00e8me \u00e9dition, puisque le Jury Longs-M\u00e9trages lui a d\u00e9cern\u00e9 le Grand Prix du Festival.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais le Festival de G\u00e9rardmer ne se r\u00e9sume pas aux seuls films pr\u00e9sent\u00e9s en comp\u00e9tition. Une s\u00e9lection Hors Comp\u00e9tition est projet\u00e9e chaque ann\u00e9e, et elle propose souvent des films qui valent le d\u00e9tour, et qui parfois retiennent autant l\u2019attention, voire plus, que ceux de la s\u00e9lection en comp\u00e9tition. Nous allons \u00e9voquer ici ceux qui nous ont particuli\u00e8rement marqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-medium wp-image-440\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre10-300x158.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-440\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Je ne sais pas ce que je fais l\u00e0 (<em>I live here now<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>I live here<\/strong> <strong>now<\/strong> \u00e9tait le premier film de Julie Pacino, film du c\u00e9l\u00e8bre com\u00e9dien. Dans ce long-m\u00e9trage \u00e0 l\u2019apparence originale, le spectateur faisait la connaissance de Rose, une aspirante com\u00e9dienne bloqu\u00e9e dans les traumas de son enfance. Dans un \u00e9trange motel perdu au milieu de nulle part, Rose faitt le point sur sa vie, ses ambitions, son pass\u00e9 revenant la hanter tout au long du r\u00e9cit. L\u2019originalit\u00e9 du film de Julie Pacino vient \u00e0 la fois de son principe de narration (on ne sait jamais vraiment o\u00f9 l\u2019on est, ni quand) et de ses d\u00e9cors et couleurs. Les d\u00e9cors, tr\u00e8s kitschs, et les couleurs, dans les tons ros\u00e9s, acidul\u00e9s sont une invitation \u00e0 un \u00e9tat de r\u00eaverie. Les spectateurs r\u00e9ceptifs sont imm\u00e9diatement happ\u00e9s dans cette r\u00eaverie. Celle-ci est renforc\u00e9e par une bande-son inventive qui donne du corps \u00e0 des images irr\u00e9elles. Dans un registre tr\u00e8s changeant, la com\u00e9dienne Lucy Fry (<strong>Vampire Academy,<\/strong> la s\u00e9rie <strong>Wolf Creek<\/strong>, tir\u00e9e des films de Greg McLean) excelle. Elle est tr\u00e8s convaincante dans tous les registres que traverse son personnage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La mise en sc\u00e8ne de Julie Pacino n\u2019est pas sans rappeler celle d\u2019un autre mythe du Septi\u00e8me Art, David Lynch. Le spectateur ne peut s\u2019emp\u00eacher, devant certaines sc\u00e8nes, certains tableaux, de penser \u00e0 la s\u00e9rie <strong>Twin Peaks<\/strong> du d\u00e9but des ann\u00e9es 90, et ressuscit\u00e9e en 2017 pour une ultime saison. Mais si la r\u00e9alisatrice propose des id\u00e9es visuellement int\u00e9ressantes, elle n\u2019a pas encore la ma\u00eetrise et le g\u00e9nie de Lynch\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-441\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre11.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-441\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Pedro va d\u00e9guster (<em>Vieja loca<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Vieja loca<\/strong> de Martin Mauregui \u00e9tait une autre p\u00e9pite espagnole projet\u00e9e Hors Comp\u00e9tition. On y partageait le d\u00e9lire d\u2019une grand-m\u00e8re, Alicia, qui a perdu la t\u00eate et va faire passer une nuit cauchemardesque (et le mot prend ici tout son sens !) \u00e0 Pedro, l\u2019ex petit ami de sa fille Laura. Celui-ci est venu s\u2019assurer qu\u2019elle va bien \u00e0 la demande de Laura, car elle vit seule dans sa vieille et grande demeure, et suit un traitement pour ses pertes de m\u00e9moire. Quasi huis clos, <strong>Vieja loca<\/strong> donne \u00e0 l\u2019immense Carmen Maura l\u2019occasion de nous rappeler \u00e0 quel point elle est toujours capable d\u2019endosser, \u00e0 80 ans, des personnages compl\u00e8tement diff\u00e9rents. Ici elle oscille entre des personnalit\u00e9s qui n\u2019ont rien \u00e0 voir, la schizophr\u00e8ne qui vit \u00e0 une autre \u00e9poque, et la gentille grand-m\u00e8re qui, par moment, reprend ses esprits. Dans des d\u00e9cors dignes des vieux films d\u2019\u00e9pouvante de la Hammer, Alicia et Pedro s\u2019affrontent, mais le combat est d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9. <strong>Vieja loca<\/strong> est plus une com\u00e9die sanglante et noire qu\u2019un film fantastique, il n\u2019emp\u00eache, les r\u00e9actions du public ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9latrices. Les nombreux applaudissements ont marqu\u00e9 les moments forts du r\u00e9cit, et ont repris de plus belle \u00e0 l\u2019issue de la projection.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-442\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre12.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-442\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les vampires d\u00e9priment (<em>Silence<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Silence<\/strong> d\u2019Eduardo Casanova \u00e9tait une autre trouvaille ib\u00e9rique. Une trouvaille \u00e9tonnante, puissante malgr\u00e9 sa courte dur\u00e9e (56 minutes !). Dans ce laps de temps le r\u00e9alisateur madril\u00e8ne nous invitait \u00e0 un voyage \u00e0 travers le temps, aux c\u00f4t\u00e9s de vampires attendrissants, confront\u00e9s \u00e0 la mortalit\u00e9 de leurs proches, lorsqu\u2019ils sont humains, plus qu\u2019\u00e0 la leur. Le film propose des tableaux graphiques tr\u00e8s originaux, et les dialogues sont souvent hilarants. En traversant les \u00e2ges, les vampires s\u2019interrogent sur leur esp\u00e8ce, leur devenir et leur possible rapprochement avec les autres humains. La solitude et les ann\u00e9es sida accompagnent l\u2019histoire jusqu\u2019\u00e0 un final porteur d\u2019histoire et de paix. Avec <strong>Silence<\/strong>, Eduardo Casanova met en sc\u00e8ne une autre histoire d\u00e9cal\u00e9e, qui n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 lui. Bien connu \u00e0 G\u00e9rardmer, il avait en effet rafl\u00e9 trois Prix lors de l\u2019\u00e9dition 2023 avec <strong>La Pieta<\/strong>, le Grand Prix, le Prix du Public, et le Prix du Jury Jeunes. Il continue ici son exploration de territoires \u00e9tranges.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-443\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre13.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-443\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Y a pas comme un probl\u00e8me, l\u00e0 ? (<em>Alter ego<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Alter ego<\/strong> de Nicolas Charvet et Bruno Lavaine a \u00e9t\u00e9 une bonne petite surprise, un bol d\u2019oxyg\u00e8ne salvateur dans l\u2019ambiance parfois \u00e9touffante (au sens propre comme au figur\u00e9, la confortable salle du Casino faisait notamment plus penser \u00e0 un sauna qu\u2019\u00e0 une salle de cin\u00e9ma&nbsp;!) des salles bond\u00e9es de la Perle des Vosges. Sur un postulat d\u00e9lirant (un p\u00e8re de famille mod\u00e8le voit une famille voisine s\u2019installer dans la maison mitoyenne, le voisin est son sosie parfait, les cheveux en plus), les deux r\u00e9alisateurs concoctent un film \u00e0 la fois \u00e9trange (d\u2019o\u00f9 sa pr\u00e9sence \u00e0 G\u00e9rardmer) et diablement cocasse. Les situations parfois exag\u00e9r\u00e9es fonctionnent bien, les dialogues sont bien \u00e9crits, ils font mouche \u00e0 chaque fois. Avec ses faux-airs de vaudeville, <strong>Alter ego<\/strong> prouve une fois encore que la com\u00e9die fran\u00e7aise a de beaux talents dans ses rangs. Laurent Lafitte et Blanche Gardin sont excellents, et la com\u00e9dienne ukrainienne Olga Kurylenko (mise \u00e0 l\u2019honneur cette ann\u00e9e, au travers d\u2019une r\u00e9trospective) s\u2019acquitte de son r\u00f4le de femme parfaite avec une facilit\u00e9 convaincante. En salle le 4 mars.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignnone size-full wp-image-444\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hebdoscope.com\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Sans-titre14.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-444\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Toc-toc, qui est l\u00e0 ? (<em>Retour \u00e0 Silent Hill<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gros \u00e9v\u00e9nement attendu avec impatience au Festival, <strong>Retour \u00e0 Silent Hill<\/strong> \u00e9tait le nouveau film de Christophe Gans, pr\u00e9sent\u00e9 en avant-premi\u00e8re \u00e0 l\u2019issue de la c\u00e9r\u00e9monie de cl\u00f4ture. Scrut\u00e9 \u00e0 la loupe par les hordes de fid\u00e8les du jeu Konami, le film avait r\u00e9colt\u00e9 les m\u00eames remarques que la premi\u00e8re adaptation du jeu, <strong>Silent Hill<\/strong>, r\u00e9alis\u00e9e par le m\u00eame Christophe Gans 20 ann\u00e9es plus t\u00f4t. Tant\u00f4t jug\u00e9 pas assez fid\u00e8le \u00e0 l\u2019univers du jeu, ou d\u00e9cevant pour son utilisation des effets sp\u00e9ciaux, le nouveau film de Gans allait susciter une ribambelle de commentaires inutilement hargneux. Au final, <strong>Retour \u00e0 Silent Hill<\/strong> nous a s\u00e9duit \u00e0 plus d\u2019un titre, \u00e0 commencer par son c\u00f4t\u00e9 visuel, tr\u00e8s immersif, ses d\u00e9cors, sa musique et aussi pour sa forte dimension po\u00e9tique. Loin du ratage annonc\u00e9 par les arm\u00e9es de trolls sur la toile, bien avant sa sortie cin\u00e9ma, le nouveau film de Christophe Gans nous a convaincu par sa sinc\u00e9rit\u00e9. En salle le 4 f\u00e9vrier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le chemin du retour en quittant les rues encore bond\u00e9es de la Ville, nous avons ressenti un sentiment \u00f4 combien familier. L\u2019impression d\u2019avoir partag\u00e9 avec les amateurs du genre des moments particuliers, au cours d\u2019une forme de communion qui n\u2019est pas sans rappeler la secte f\u00e9minine de <strong>Welcome Home Baby<\/strong>&#8230; C&rsquo;est aussi \u00e7\u00e0, l&rsquo;esprit G\u00e9rardmer&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On se dit \u00e0 l\u2019ann\u00e9e prochaine, du mardi 26 janvier au dimanche 31 janvier 2027.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u00e9r\u00f4me Magne<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>33\u00e8me Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer Le premier Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer, alors sobrement appel\u00e9 Fantastica, s\u2019est tenu en 1994. Il prenait la suite du Festival International du Film Fantastique d\u2019Avoriaz. 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