{"id":316,"date":"2024-10-06T13:29:56","date_gmt":"2024-10-06T13:29:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=316"},"modified":"2024-10-06T13:29:56","modified_gmt":"2024-10-06T13:29:56","slug":"mother-land","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=316","title":{"rendered":"Mother Land"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un film d\u2019Alexandre Aja<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour son dixi\u00e8me long-m\u00e9trage en 25 ann\u00e9es de carri\u00e8re, Alexandre Aja a pris pour d\u00e9cors une grande et vieille bicoque perdue au fin fond d\u2019une immense for\u00eat. A l\u2019int\u00e9rieur, une m\u00e8re, June, et ses deux jumeaux, Nolan et Samuel.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"275\" height=\"183\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-317\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s sa premi\u00e8re r\u00e9alisation, <em><strong>Furia<\/strong><\/em>, Alexandre Aja a exprim\u00e9 son attirance pour le Fantastique. Ses longs-m\u00e9trages suivants ne feront que confirmer cette inclination, avec entre-autres <em><strong>Haute-Tension<\/strong><\/em>, <em><strong>La colline a des yeux<\/strong><\/em>, <em><strong>Piranha 3D<\/strong><\/em>, <em><strong>Horns<\/strong><\/em> ou encore <em><strong>Crawl<\/strong><\/em>. <em><strong>Mother Land<\/strong><\/em> lui donne l\u2019opportunit\u00e9 de d\u00e9velopper une histoire qui, au d\u00e9but, ressemble \u00e0 un conte pour enfant racont\u00e9 au coin du feu, se d\u00e9veloppe, pour finalement se conclure sur une r\u00e9v\u00e9lation qui ne contredit pas tout ce qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"275\" height=\"183\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-318\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s une courte introduction, le film se d\u00e9voile en quelques sc\u00e8nes. June et ses deux gar\u00e7ons vivent reclus au fond des bois depuis la fin du monde. C\u2019est du moins ce que la m\u00e8re (excellente Halle Berry) \u00e0 expliqu\u00e9 \u00e0 ses enfants, qu\u2019avant leur naissance le Mal a envahi le monde et pouss\u00e9 tous les hommes \u00e0 s\u2019entre-tuer. Il ne reste aujourd\u2019hui plus rien de l\u2019Humanit\u00e9, ils sont seuls sur Terre. Afin de se prot\u00e9ger du Mal, June est venue se cacher l\u00e0, au coeur de cette for\u00eat gigantesque. Le Mal pouvant les toucher et les corrompre \u00e0 tout instant, la m\u00e8re insiste pour que chacun s\u2019attache \u00e0 la maison par une longue corde lors de leurs sorties \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, apr\u00e8s avoir r\u00e9cit\u00e9 une pri\u00e8re cens\u00e9e les prot\u00e9ger. Ainsi, aucun risque de se retrouver s\u00e9par\u00e9s et d\u2019\u00eatre infect\u00e9s par le Mal. Les deux jeunes gar\u00e7ons ont grandi dans cette croyance, terrifi\u00e9s par les r\u00e9cits et l\u2019attitude hallucin\u00e9e de leur m\u00e8re. Mais peu \u00e0 peu, Nolan se met \u00e0 douter. Sont-ils r\u00e9ellement entour\u00e9s de d\u00e9mons, qui prennent l\u2019apparence d\u2019\u00eatres chers ou de parfaits inconnus afin de les contaminer, et les pousser \u00e0 s\u2019entre-tuer&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Samuel, lui, ne remet rien en question, pas la moindre histoire ou d\u00e9cision de sa m\u00e8re. Son esprit critique n\u2019existe pas, il ne vit qu\u2019\u00e0 travers les yeux de sa m\u00e8re, aucune autre pens\u00e9e ne le traverse. Depuis leur naissance, elle les a \u00e9lev\u00e9s, nourris, prot\u00e9g\u00e9s, et Samuel ne peut imaginer une existence autre que celle qu\u2019elle leur propose. Nolan s\u2019est lui laiss\u00e9 peu \u00e0 peu convaincre par le doute, lors de leurs sorties pour aller chercher de la nourriture, au cours desquelles des d\u00e9mons se r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 leur m\u00e8re. Car June est la seule qui voit ces monstres r\u00f4dant autour de leur maison. La seule qui doit les affronter et les faire reculer lorsqu\u2019ils menacent de toucher ses enfants pour les transformer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"328\" height=\"154\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland6.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-319\" srcset=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland6.jpeg 328w, https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland6-300x141.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 328px) 100vw, 328px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec comme terrain de jeu ce lieu confin\u00e9 et ses trois personnages, Alexandre Aja a cr\u00e9\u00e9 une atmosph\u00e8re pesante, dans laquelle la tristesse le dispute au d\u00e9sespoir, dans des d\u00e9cors de fin du monde. Il propose une illustration int\u00e9ressante de la cellule familiale. La famine guettant la petite famille, celle-ci devra s\u2019\u00e9loigner chaque jour un peu plus pour tenter de se ravitailler. Un jour, Samuel et Nolan se retrouveront momentan\u00e9ment s\u00e9par\u00e9s de leur m\u00e8re. Au cours d\u2019une dispute Samuel fera une chute et se d\u00e9tachera de la corde. Il ne devra son salut qu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de sa m\u00e8re, juste avant d\u2019\u00eatre touch\u00e9 par un d\u00e9mon ayant pris l\u2019apparence de la propre m\u00e8re de June.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"328\" height=\"154\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland10-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-322\" srcset=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland10-1.jpeg 328w, https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Motherland10-1-300x141.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 328px) 100vw, 328px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alexandre Aja d\u00e9veloppe son histoire dans le respect du genre. Il sait susciter la peur quand n\u00e9cessaire, et mettre en place des moments plus calme au coeur de ce refuge rassurant qu\u2019est la maison. Il accompagne le spectateur mais ne le guide pas vers une explication plut\u00f4t qu\u2019une autre, le laissant choisir selon sa sensibilit\u00e9. Il y a bien s\u00fbr les moments de flippe propres \u00e0 l\u2019horreur. Mais c\u2019est surtout le point de vue ouvert du metteur en sc\u00e8ne qui, associ\u00e9 \u00e0 la photographie parfaite de Maxime Alexandre (<em><strong>Mother Land<\/strong><\/em> signe sa septi\u00e8me collaboration avec Alexandre Aja) et la musique compos\u00e9e par Rob (lui aussi familier de l\u2019univers du r\u00e9alisateur, pour leur quatri\u00e8me association) font du film une r\u00e9ussite. Sans oublier l\u2019interpr\u00e9tation hallucin\u00e9e de Halle Berry, compl\u00e9t\u00e9e par deux jeunes com\u00e9diens prometteurs, Percy Daggs IV (Nolan) et Anthony b. Jenkins (Samuel).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u00e9r\u00f4me Magne<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un film d\u2019Alexandre Aja Pour son dixi\u00e8me long-m\u00e9trage en 25 ann\u00e9es de carri\u00e8re, Alexandre Aja a pris pour d\u00e9cors une grande et vieille bicoque perdue au fin fond d\u2019une immense for\u00eat. A l\u2019int\u00e9rieur, une m\u00e8re, June, et ses deux jumeaux, Nolan et Samuel. 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