{"id":246,"date":"2024-02-14T21:22:34","date_gmt":"2024-02-14T21:22:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=246"},"modified":"2024-02-14T21:22:34","modified_gmt":"2024-02-14T21:22:34","slug":"31eme-festival-international-du-film-fantastique-de-gerardmer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=246","title":{"rendered":"31\u00e8me Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/GU00e9rardmer-2024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-247\" style=\"width:456px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00a0\u00bb\u00e9tait il y a trente ans, au d\u00e9but du mois de f\u00e9vrier 1994; Fantastic\u2019Arts naissait au c\u0153ur des Vosges \u00e0 G\u00e9rardmer. Le festival prenait la suite du Festival International du Film Fantastique d\u2019Avoriaz, qui s\u2019\u00e9tait tenu dans la station de sports d\u2019hiver de 1973 \u00e0 1993. Aujourd\u2019hui la ville de G\u00e9rardmer est indissociable du festival, qui rayonne au-del\u00e0 de nos fronti\u00e8res avec toute sa ribambelle de films prim\u00e9s. La manifestation s\u2019est \u00e9toff\u00e9e progressivement, offrant de nombreux \u00e9v\u00e9nements en ville, des rencontres litt\u00e9raires au Grimoire, des masterclass avec d\u2019\u00e9minentes figures du Septi\u00e8me Art et de la litt\u00e9rature, des ateliers destin\u00e9s au jeune public et, il n\u2019y a pas si longtemps, des zombies walks qui grouillaient dans les rues de la ville. La horde bravait des conditions m\u00e9t\u00e9o parfois rudes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour sa 31\u00e8me \u00e9dition, le festival avait convi\u00e9 deux grands noms de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise pour chapeauter les deux jurys de films en comp\u00e9tition. Bernard Werber (il fait partie du d\u00e9cors, \u00e9tant quasiment pr\u00e9sent \u00e0 chaque \u00e9dition) pour le Jury Longs-M\u00e9trages, et Bernard Minier pour le Jury Courts-M\u00e9trages. Pour d\u00e9partager les 10 films en comp\u00e9tition, Bernard Werber \u00e9tait accompagn\u00e9 de Clovis Cornillac, Jean-Paul Salom\u00e9, Caroline Anglade, S\u00e9bastien Vaniceck, Mathieu Turi, M\u00e9lanie Bernier et Charlotte Gabris. De son c\u00f4t\u00e9, l\u2019auteur de polars Bernard Minier \u00e9tait entour\u00e9 d\u2019Adrien M\u00e9nielle, Alice Moiti\u00e9, Monsieur Poulpe, et Mara Taquin. Sur les 5 jours que durait le festival, le Jury Courts devrait lui d\u00e9partager 5 \u0153uvres. Tout au long de cette (trop?) courte manifestation les \u00e9crivains, com\u00e9diens, sc\u00e9naristes, r\u00e9alisateurs et photographes composant les jurys se sont rendus disponibles, en participant \u00e0 des tables rondes, des interviews et de longues s\u00e9ances de d\u00e9dicaces ouvertes au plus grand nombre \u00e0 l\u2019Espace Tilleul.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette ann\u00e9e, les films visionn\u00e9s ont abord\u00e9 le Fantastique et son bestiaire sous toutes ses coutures. Vampires, sorci\u00e8res, fant\u00f4mes, mutants, loups garous, zombies, possessions et sectes en tout genre ont envahi les quatre (bient\u00f4t cinq\u00a0?) \u00e9crans de la ville pour le plus grand plaisir de tous, ces amateurs de sensations fortes venus des quatre coins de France.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"299\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Resvrgis.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-248\" style=\"width:360px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Resvrgis<\/strong>, du r\u00e9alisateur italien Francesco Carnesecchi, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019\u00e9mouvante figure du loup-garou, cette cr\u00e9ature incomprise soumise aux caprices de la lune. Venu pr\u00e9senter son film \u00e0 G\u00e9rardmer sur la sc\u00e8ne de l&rsquo;Espace Lac, le metteur en sc\u00e8ne a tenu \u00e0 rendre hommage \u00e0 ses illustres a\u00een\u00e9s, les Dario Argento et Lucio Fulci de l\u2019\u00e9poque, qui avaient donn\u00e9 \u00e0 la terreur \u00e0 l\u2019italienne ses lettres de noblesse, il y a une \u00e9ternit\u00e9. Si son respect pour le genre et son illustration du mythe sont sinc\u00e8res, ils ne permettent pourtant pas \u00e0 son film de rivaliser avec les grands classiques. Reste quelques belles images (la sc\u00e8ne finale) et une cr\u00e9ature au look plut\u00f4t r\u00e9ussi. <strong>Resvrgis<\/strong> \u00e9tait en comp\u00e9tition, mais n\u2019a pas remport\u00e9 de prix\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"256\" height=\"197\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Vampire-humaniste.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-249\" style=\"width:310px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sent\u00e9 Hors Comp\u00e9tition, le film qu\u00e9becois <strong>Vampire humaniste cherche suicidaire consentant<\/strong> a \u00e9t\u00e9 notre petit coup de c\u0153ur. Pr\u00e9sent\u00e9 par sa r\u00e9alisatrice Anne Louis-Seize sur la grande sc\u00e8ne de l\u2019Espace Lac, pendant cinq bonnes minutes, son film a \u00e9t\u00e9 celui qui a recueilli le plus d\u2019applaudissements. Nous l\u2019aborderons plus en d\u00e9tail lors de sa sortie le 20 mars prochain. Sachez seulement qu\u2019il s\u2019agit de suivre la crise d\u2019adolescence (68 ans tout de m\u00eame !) de Sasha, une vampire qui ne peut se r\u00e9soudre \u00e0 mordre et tuer ses proies afin de se sustenter. Ce qui pose probl\u00e8me \u00e0 ses parents, qui voudraient la voir prendre son envol. Sa rencontre avec Paul, un adolescent lunaire aux tendances suicidaires, va peut-\u00eatre lui offrir la solution\u00a0: il est d\u2019accord pour lui offrir sa vie. Anne Louis-Seize a fait l\u2019effort de rester pendant la projection\u00a0; elle a ainsi pu assister au tonnerre d\u2019applaudissements qui a parcouru la salle quand les lumi\u00e8res se rallum\u00e8rent.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"309\" height=\"163\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Kaidan.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-261\" style=\"width:354px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Kaidan.jpeg 309w, https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Kaidan-300x158.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 309px) 100vw, 309px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Kaidan, histoires \u00e9tranges de fant\u00f4mes japonais<\/strong> d\u2019Yves Montmayeur, est un documentaire hors comp\u00e9tition sur la J-Horror (Japan Horror), et plus particuli\u00e8rement sur le sous genre du film de fant\u00f4mes. Bien que ne pouvant \u00eatre exhaustif en 1H30, le film illustre la figure du fant\u00f4me \u00e0 travers ses diff\u00e9rentes expressions&nbsp;: les contes, le cin\u00e9ma, le th\u00e9\u00e2tre, la danse, la t\u00e9l\u00e9vision, le manga. Un voyage peut-\u00eatre un peu rapide, qui nous a toutefois permis de croiser de grands noms ayant touch\u00e9 au genre&nbsp;: Hideo Nakata, Kiyoshi Kurosawa, Takashi Shimizu, Junji Ito et bien d\u2019autres.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-Morsure.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-250\" style=\"width:350px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premier long-m\u00e9trage de Romain de Saint-Jean Blanquat, <strong>La Morsure<\/strong> \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 hors comp\u00e9tition. Le spectateur y faisait la connaissance de Fran\u00e7oise et Delphine, deux jeunes filles pensionnaires d\u2019un lyc\u00e9e catholique. Supportant mal le carcan religieux, Fran\u00e7oise est persuad\u00e9e qu\u2019il ne lui reste plus qu\u2019une seule nuit avant sa mort. Elle d\u00e9cide de faire le mur avec son amie, pour se rendre \u00e0 une f\u00eate costum\u00e9e non loin de l\u00e0, et vivre pleinement cette derni\u00e8re soir\u00e9e. La ballade un peu brouillonne nous fait rencontrer une belle brochette de personnages, certains \u00e9nigmatiques (mention sp\u00e9ciale \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric Blin, bien loin de son r\u00f4le d\u2019Est\u00e8ves, le neveu des Raymond et Huguette de la s\u00e9rie <em><strong>Sc\u00e8nes de M\u00e9nages<\/strong><\/em>), tous confront\u00e9s \u00e0 des situations improbables. Les amateurs de canines ac\u00e9r\u00e9es devront s\u2019armer de patience, <strong>La Morsure<\/strong> ne partageant qu\u2019un rapport t\u00e9nu avec le Fantastique (nous n\u2019en dirons pas plus, de peur d\u2019\u00e9venter la surprise&#8230;). Reste quelques jolies sc\u00e8nes, et des dialogues parfois tr\u00e8s justes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"337\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Roqya.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-251\" style=\"width:400px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Roqya.jpg 337w, https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Roqya-300x134.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 337px) 100vw, 337px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Roqya<\/strong> de Sa\u00efd Belktibia aborde le th\u00e8me de la sorcellerie. On y suit le quotidien de Nour, qui vit en faisant de la contrebande d\u2019animaux exotiques qu\u2019elle vend \u00e0 des gu\u00e9risseurs pratiquant la Roqya, cette m\u00e9decine proph\u00e9tique bas\u00e9e sur des m\u00e9thodes de gu\u00e9rison occulte. Dans la banlieue de Paris, le trafic de Nour se d\u00e9veloppe, jusqu\u2019au jour o\u00f9 une consultation vire au drame. Nour deviendra alors la proie d\u2019une chasse aux sorci\u00e8res, et aura fort \u00e0 faire pour prot\u00e9ger la vie de son fils ainsi que la sienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Roqya<\/strong> s\u2019appuie sur des com\u00e9diens qui ont fait leurs preuves&nbsp;: Golshifteh Farahani et Denis Lavant sont de la partie, entour\u00e9s de com\u00e9diens moins connus, mais tout aussi convaincants.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Sans-titre.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-252\" style=\"width:341px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film argentin <strong>When Evil <\/strong><strong>L<\/strong><strong>urks<\/strong> de Demian Rugna \u00e9tait tr\u00e8s attendu \u00e0 G\u00e9rardmer. Avec son histoire de possession, son style \u00e9pur\u00e9, sa mise en sc\u00e8ne efficace, ses effets gore et son imaginaire sur le d\u00e9mon bien d\u00e9velopp\u00e9, le film s\u2019appuyait sur des d\u00e9cors et une musique aux petits oignons. Pas un moment de r\u00e9pit pour le spectateur qui, ravi, n\u2019en demandait pas tant, et imaginait d\u00e8s le d\u00e9but le pire. Tr\u00e8s bien accueilli, <strong>When Evil lurks<\/strong> repartit de G\u00e9rardmer avec deux Prix, celui de la Critique, et celui du Public. Bien \u00e0 sa place au c\u0153ur de cette 31\u00e8me comp\u00e9tition, le film m\u00e9rite ses r\u00e9compenses, et illustre parfaitement ce que l\u2019on cherche \u00e0 G\u00e9rardmer&nbsp;: un mal pernicieux, sournois, et surtout qui a la vie dure\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/The-Funeral.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-253\" style=\"width:345px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>The Funeral<\/strong> du r\u00e9alisateur turque Or\u00e7un Behran suivait l\u2019\u00e9trange ballade de Celam, un conducteur de corbillard solitaire, charg\u00e9 d\u2019une \u00e9trange mission\u00a0: ramener le cadavre d\u2019un jeune fille \u00e0 sa famille, dans un coin recul\u00e9 du pays. Probl\u00e8me, la jeune fille n\u2019est peut-\u00eatre pas aussi morte qu\u2019elle en a l\u2019air. Roadtrip atypique, <strong>The Funeral<\/strong> alterne moments contemplatifs, sc\u00e8nes gores et visions po\u00e9tiques, en nous faisant parcourir une Turquie aux paysages vari\u00e9s, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019un com\u00e9dien qui n\u2019est pas sans rappeler un certain Nicolas Cage, les fans de l&rsquo;acteur appr\u00e9cieront&#8230;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"259\" height=\"194\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Perpetrator2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-255\" style=\"width:311px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">S\u00e9lectionn\u00e9 dans le cadre de la comp\u00e9tition,<strong> Perpetrator<\/strong> de Jennifer Reeder affichait une certaine esth\u00e9tique. Dans cette histoire en apparence tr\u00e8s simple (un psychopathe enl\u00e8ve des lyc\u00e9ennes issues d\u2019un m\u00eame quartier) Jennifer Reeder fait quelque chose d\u2019un peu plus original. On y suit la croisade de Jonny, une jeune fille qui subit une m\u00e9tamorphose \u00e0 l\u2019occasion de ses 18 ans. Elle d\u00e9cide de traquer le criminel. Dommage que le film n\u2019exploite pas plus son imaginaire. Face \u00e0 la cam\u00e9ra, on retrouve Alicia Silverstone et Chris Lowell, aux c\u00f4t\u00e9s de Kiah McKirnan, vue dans la s\u00e9rie <strong>Vers les \u00e9toiles<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"303\" height=\"167\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Its-a-wonderful-knife.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-256\" style=\"width:364px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Its-a-wonderful-knife.jpg 303w, https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Its-a-wonderful-knife-300x165.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 303px) 100vw, 303px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pr\u00e9sent\u00e9 hors comp\u00e9tition, <strong>It\u2019s a Wonderful Knife<\/strong> marquait le retour de Tyler MacIntyre \u00e0 G\u00e9rardmer, 6 ans apr\u00e8s son pr\u00e9c\u00e9dent film, <strong><em>Tragedy Girls<\/em><\/strong>. Venu pr\u00e9senter son \u0153uvre sur la sc\u00e8ne du Lac, le r\u00e9alisateur am\u00e9ricain s\u2019est exprim\u00e9 avec son d\u00e9bit mitraillette pendant cinq minutes, qui ont paru bien longues au ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie David Rault, charg\u00e9 pour l\u2019occasion de la traduction. Le film est un slasher de No\u00ebl, moins cynique que <strong><em>Tragedy Girls<\/em><\/strong>, qui remplit honorablement son cahier des charges. Comme souvent, quand c\u2019est bien con\u00e7u, com\u00e9die et coups de couteaux cohabitent bien.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"311\" height=\"162\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/The-Forbidden-Play.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-257\" style=\"width:391px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/The-Forbidden-Play.jpg 311w, https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/The-Forbidden-Play-300x156.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 311px) 100vw, 311px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>The Forbidden Play<\/strong> marquait le retour d\u2019Hideo Nakata en terres vosgiennes. C\u00e9l\u00e8bre pour avoir contribu\u00e9 \u00e0 la vague de films d\u2019horreur asiatiques qui a d\u00e9ferl\u00e9 sur le monde \u00e0 la fin des ann\u00e9es 90, avec <em><strong>Ring<\/strong><\/em> et plus tard <strong><em>Dark Water<\/em><\/strong>, le r\u00e9alisateur nippon n\u2019a rien perdu de son mordant. Il parvient toujours \u00e0 susciter l\u2019angoisse avec peu de choses. Son film est reparti bredouille, ce qui ne lui retire pas ses qualit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"301\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/The-Seeding.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-258\" style=\"width:351px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premier film du britannique Barnaby Clay, <strong>The Seeding<\/strong> r\u00e9colta le Prix du Jury Jeunes de la R\u00e9gion Grand-Est. D\u00e8s l\u2019ouverture le r\u00e9alisateur pose une chape de plomb sur son histoire. Perte de rep\u00e8res, \u00e9touffement, claustrophobie et isolement sont au menu du r\u00e9cit, qui nous fait suivre le calvaire d\u2019un randonneur \u00e9gar\u00e9 dans le d\u00e9sert. Venu photographier une \u00e9clipse solaire, il va venir en aide \u00e0 un enfant \u00e9gar\u00e9, et ne sera pas vraiment remerci\u00e9 pour son geste\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/Sleep.jpg\" alt=\"Sleep\n\" class=\"wp-image-259\" style=\"width:373px;height:auto\" title=\"Sleep\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00e9compens\u00e9 par le Gand Prix du festival, le film cor\u00e9en <strong>Sleep<\/strong> \u00e9tait le premier long-m\u00e9trage de Jason Yu. En suivant l\u2019existence d\u2019un jeune couple confront\u00e9 aux crises de somnambulisme du mari, le r\u00e9alisateur nous plonge progressivement dans le Fantastique. Il est m\u00e9thodique, prend le temps de poser les jalons de son r\u00e9cit, et la magie op\u00e8re : le Fantastique est partout et nulle part \u00e0 la fois. Derri\u00e8re chaque manifestation du somnambulisme de l\u2019\u00e9poux se cache quelque chose, ou quelqu\u2019un. Ancien assistant de Bong Joon-Ho, Jason Yu partage avec lui sa ma\u00eetrise des d\u00e9cors et de l\u2019espace. Il fait de l\u2019appartement qu\u2019habite le couple un personnage \u00e0 part enti\u00e8re (et pas des plus bienveillants). En r\u00e9compensant <strong>Sleep<\/strong>, le Jury a salu\u00e9 un <em>feel-good horror movie<\/em> (dixit Jason Yu lui-m\u00eame), qui confronte des personnages on ne peut plus normaux \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes qui ne le sont pas. Le fantastique et la com\u00e9die se partagent ici les r\u00f4les de la mani\u00e8re la plus naturelle possible. Le film est d\u00e9di\u00e9 au com\u00e9dien Lee Sun-kyun, adul\u00e9 en Cor\u00e9e,et disparu il y un mois et demi (on se rappelle de lui notamment dans la Palme d\u2019Or du festival de Cannes 2019, le film <strong>Parasite <\/strong>de Bong Joon-ho).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"168\" src=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/La-DamnU00e9e.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-260\" style=\"width:357px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premier long-m\u00e9trage du jeune r\u00e9alisateur Abel Danan (25 ans), <strong>La Damn\u00e9e<\/strong> \u00e9tait s\u00e9lectionn\u00e9 en comp\u00e9tition. On y suit le quotidien de Yara, une jeune marocaine venue \u00e9tudier \u00e0 Paris. Souffrant de troubles psychologiques, Yara va devoir lutter contre la folie alors que le confinement s\u2019abat sur la ville. Dans son appartement les choses vont se compliquer, la jeune fille n\u2019ayant plus aucun contact avec l\u2019ext\u00e9rieur. Au c\u0153ur de cet \u00e9touffant huis clos le spectateur d\u00e9couvre, avec Yara, ses vraies origines. Partant de l\u00e0, elle peut d\u00e9sormais grandir\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme chaque ann\u00e9e, les films se sont enchain\u00e9s, nous entrainant dans un tourbillon incessant, nous faisant perdre nos rep\u00e8res. Au c\u0153ur de la folle ambiance qui parcoure la Perle des Vosges lors du festival il \u00e9tait en effet parfois difficile de savoir \u00e0 quel moment de la journ\u00e9e on se situait, les jours se suivant, truff\u00e9s de p\u00e9loches qui elles ne se ressemblaient pas. Les films en comp\u00e9tition \u00e9taient homog\u00e8nes, d\u2019un bon niveau, et les b\u00e9n\u00e9voles, sans lesquels la manifestation ne pourrait exister, toujours aussi sympathiques. On ne les changera pas, et c\u2019est tant mieux. La m\u00e9t\u00e9o, cl\u00e9mente, a permis aux festivaliers de se balader dans la ville et aux abords du lac, lieu incontournable de la ville s\u2019\u2019il en est (avec l\u2019Espace Tilleul et son c\u00e9l\u00e8bre Grimoire). A l\u2019heure du bilan, Pierre Sachot, Pr\u00e9sident de l\u2019Association du Festival, a d\u00e9voil\u00e9 les dates de la prochaine \u00e9dition. Ce sera du 29 janvier au 2 f\u00e9vrier 2025. A vos agendas et surtout, ne manquez pas l\u2019ouverture de la billetterie, afin d&rsquo;acheter le pr\u00e9cieux s\u00e9same. Cette ann\u00e9e la mise en vente des PASS a battu des records de fugacit\u00e9, les festivaliers esp\u00e8rent que l&rsquo;ann\u00e9e prochaine l&rsquo;organisation s&rsquo;y prendra autrement. A voir&#8230;..<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u00a0\u00bb\u00e9tait il y a trente ans, au d\u00e9but du mois de f\u00e9vrier 1994; Fantastic\u2019Arts naissait au c\u0153ur des Vosges \u00e0 G\u00e9rardmer. Le festival prenait la suite du Festival International du Film Fantastique d\u2019Avoriaz, qui s\u2019\u00e9tait tenu dans la station de sports d\u2019hiver de 1973 \u00e0 1993. Aujourd\u2019hui la ville de G\u00e9rardmer est indissociable du festival,&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.moviescope.fr\/?p=246\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">31\u00e8me Festival International du Film Fantastique de G\u00e9rardmer<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-246","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized","entry"],"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=246"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/246\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":266,"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/246\/revisions\/266"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moviescope.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}